A NE PAS RATER

A NE PAS RATER
# Posté le dimanche 11 mai 2008 17:04
Modifié le mardi 13 mai 2008 14:33

Ici il n'y a pas de favelas, pas de township...

Ici il n’y a pas de favelas, pas de township...
Cette nuit, je ne dors pas, dehors, la neige tombe, schærbeek se couvre d'un magnifique manteau blanc, à cet époque de l'année la commune est maussade, ressemble à un paysage sibérien toute proportion gardé bien sur, à travers la fenêtre de ma chambre, j'aperçois les bâtiments fraîchement rénover de la rue de l'agriculture, une pensé me vint sur le moment, le temps passe décidément trop vite, un an plus tôt, c'était des ruines sous la neige, un panorama magnifique de simplicité et de beauté urbaine, il est vrai que pour le jeune africain que j'étais en arrivant ici au cour de l'hiver quatre-vingt huit, ceci pouvait paraître pittoresque et de surcroît très bizarre mais vingt ans plus tard, mon éducation, mon adolescence et mon instruction ont fait de moi un habitant de ce plat pays qui est désormais un peu le mien, cette nuit je me penche sur mon cahier, une question, la même depuis quelques mois, des années, me turlupine, la même depuis le temps où l'écriture et la lecture sont entrés dans la maison de tôle ondulé qu'on avait à Ndjamena, comment parlé de ce que l'on aime ? Le chemin le plus bref serait sans doute la simplicité, tous les chemins menant à Rome, la simplicité fait office de nos jours de cité antique, mon rapport avec schærbeek est restreint, je l'aime, sans vraiment l'aimé, comme ces couples qui vivent de l'habitude, du quotidien plutôt que de leur amour originel. Ici il n'y a pas de favelas, pas de township, pas de banlieue, pas de ghetto pourtant on ressent le même malaise qu'un habitant de Rio de janeiro, Soweto ou Compton, l'oppression est continuelle plus vicieuse qu'ailleurs, sous forme de chômage, discrimination en tout genre, la plus criante à mes yeux, la discrimination scolaire, je la ressens encore, elle à pourri toute mon adolescence. A schærbeek les loisirs se limitent aux nombreux agoraspace installé dans les nombreux terrains vagues pour occuper une certaine partie de la population bruxelloise, population qualifiée d'intellectuellement faible, hélas beaucoup tombe dans le piège, tel une souris attiré par l'odeur du fromage, les vendredis sont moins disco que ceux de John travolta, les jeunes passent leurs soirées dans les nombreux asbl supporter du fc Barcelone ou du real Madrid, ils les passent aussi dans les multiples snacks qu'on peut scruter à travers les fenêtres du tram cinquante- cinq en passant rue van oost, le regard furtif. La rue est le moyen de communication par excellence, les visages y sont marqués, la souffrance se lit sur chaque personne que tu peux apercevoir, pendant les cinq minutes de ton passage. Loin de moi l'idée de jugée ma communauté puisque je lui appartiens malgré tout, ma démarche est plus humaniste qu'autre chose, avant de savoir pourquoi ils en sont arrivé là, faut sur ment se pencher sur l'origine, la genèse du problème engendré par l'insécurité qu'il cause malgré eux. Cage aux ours, Place léhon, porte le mal de notre époque, les parents ont déserté les chemins de l'éducation, voient en leur enfant un problème, plutôt qu'une solution, les visages qui tiennent les murs marquent..., j'aimerais un jour, à l'instar de Prométhée, mettre à disposition de tout un chacun, cette force que détient un bon livre, cela tient sans doute de l'utopie pur et simple cependant j'y crois. Schaerbeek est désormais mon identité, j'y vis sans vraiment y vivre, la vie m'a contraint sans doute à cette besogne, j'y revois encore cet hiver quatre-vingt huit où j'ai découvert la froideur de l'occident, cette même froideur que l'on retrouve dans tout être habitant une agglomération urbaine, même notre premier appartement boulevard Lambermont n'échappait pas à la règle. Ndjamena et Schaerbeek ont tous les deux un point en commun ce mélange ethnique tant apprécier des visiteurs ainsi que cette multi culturalité enrichissante. Ici il n'y a rien qu'on pourrait comparer à une autre grande ville, c'est d'ailleurs les raisons qui font que je m'éternise depuis vingt ans maintenant, la rue de brabant est une fourmilière emprunt de simplicité naturelle typique du continent africain, on y retrouve cette ambiance de souk, une certaine chaleur qui contraste avec la rue d'aerschot, rue parallèle réservé à un publique averti, je me plais souvent à appeler ce quartier le petit barbes tant les similitudes y sont criantes, l'Afrique du nord y côtoie l'Afrique centrale ainsi que l'Afrique de l'ouest et de l'est, sans oublier l'Europe de l'est arrivé en masse après l'élargissement de l'union européenne, si un quartier tient une place spéciale dans mon c½ur ça serait sans doute la place lehon, mes premiers pas sur les playground avec mes chaussures parfois troué, ma première balle de basket qui faisait tant rire les autres.



# Posté le vendredi 09 mai 2008 20:20

schaerface.skyrock.com

schaerface.skyrock.com
"Ecrire c'est magique, tu n'as pas eu ce sentiment ?
Quand j'ai commencé a écrire j'ai découvert que je faisais plus que de raconté une histoire, tu vois écrire c'est une arme, une arme plus puissante que n'importe quel coup de poing.
Rubin 'Hurricane' Carter"

2005 je débarque sur la planète skyblog sans prétention, dans ce Cosmos virtuel, je n'ai jamais eu d'ambition, juste suivre un peu le troupeau, parce que c'était mode d'avoir son journal intime virtuel, naturellement de gauche et révolutionnaire comme ernesto, j'ai voulu apporter un plus, un blog au poing serré, un blog en treillis kaki. D'abord j'ai voulu séquestré mon lectorat, pour qu'il regarde le monde, regarde l'Afrique et au centre qu'il découvre mon pays, mon présent, mon passé et mon futur, retranscrire ma vie, c'est pour ça que les articles se ressemble tous, quand tu parles avec ton c½ur et tes tripes, y a pas souvent de changement, seul le thème varie. Schaerface version 1 couleur noir était née loin de ces ambitieux, loin de ceux qui parlent de concurrence virtuel, on est tous différent alors faut pas confondre. Schaerface version 2 avec des récits puérils au début puis un peu plus réfléchi avant la pause, pause dont l'unique but était de revenir à mon style qui c'était perdu, lors de mon passage dans le top 100, El Dorado de tous les bloggeurs, passage plutôt instructif, découvrant le vrai visage de skyblog, l'envers du décors, un soldat qui prostituerait sa s½ur pour avoir un lien, terrible constat, loin des mes objectifs car je préfère resté indépendant comme DIN records, je serais toujours le même et continuerais toujours mon blog même si j'avais qu'un lecteur, mes principes je ne les perdrais pas. Sur cette lancé Schærface version 3 beaucoup plus abouti à mes yeux, à mes yeux parce qu'il est sensé me plaire avant de plaire à autrui, relaté ma vie, ne pas chercher à polémiquer. Sur cette terre où des peuples perdent leur identité à cause de la mondialisation, c'est mon nouvel objectif, relaté des récits plus sombre et engagé. La couleur kaki s'imposait histoire de sortir du lot, resté en marge, sur cette immense feuille blanche qu'est skyblog. Feuille blanche c'est le cas de le dire. je t'oblige pas à faire partie de mon lectorat si t'aimes pas, ne lis pas, ça changera rien à mon existence. Schaerface c'est mon sobriquet. Sobriquet venu boxer avec les mots comme arsenik. 2008, schaerface version 4, beaucoup plus épurée, réfléchi et pas du tout revendicatif, dernière version pour ma part, finir en étant blog star, blog de la semaine, profil de la semaine, je pense que c'est une bonne fin. En somme, trois ans, plusieurs versions mais toujours une même direction, un seul fil conducteur, Moi.
# Posté le jeudi 08 mai 2008 06:08
Modifié le jeudi 08 mai 2008 06:41

1er mai 2008 - toi feat Dan Kamit

1er mai 2008 - toi feat Dan Kamit


"Dis lui qu'un beau matin
J'ai croisé ton chemin
Dis lui que dans tes yeux
J'ai vu le fond de mes yeux
Dis lui qu'elle est ma chance
Dis lui que chaque jour j'y pense
Dis lui qu'a l'évidence nous deux c'était écrit d'avance

Dis au monde que je t'aime
Dis au monde que je t'aime
Dis au monde que je t'aime
Qu'a mes yeux tu es la plus belle

Dis lui c'est ma faute
C'était toi et pas une autre
Dis lui que c'est ta vie
Qui me rend plus belle la vie
Dis lui de pas être jaloux
Qu'un monde ça peu devenir fou
Dis lui qu'a l'évidence nous avons quelques amours d'avance

Dis au monde que je t'aime
Dis au monde que je t'aime
Dis au monde que je t'aime
Qu'a mes yeux tu es la plus belle"

Dan Kamit






# Posté le dimanche 04 mai 2008 13:44
Modifié le jeudi 08 mai 2008 07:31

1er mai 2008

1er  mai 2008
écrire pour s'extérioriser ? écrire pour vivre, survivre ? Parfois transcrire ses pensées profondes permettent de se sauver, comme prendre un livre permet de se transporter ailleurs. Vivre près de personnages imaginaires, tel un moby dick ou dans la case de l'oncle Tom, se transporter dans les luttes syndicales de fin 19 ème siècle, début 20 siècle en compagnie de John Steinbeck dans les raisins de la colère. C'est ainsi que j'extériorise. Pourquoi? je n'arrive pas sans doute à exprimer ce que je ressens sans l'écrire, mon âme, mon passé cache des secrets inavoués, comment expliqué ce qu'on ressent alors que le fond du problème n'est pas clair dans la tête? Je vis avec des blessures internes, qui ont du mal à cicatriser, je parais un roc, personne ne sait à quel point l'intérieur de ce roc est fragile. Jadis, je prenais ma balle de basket, j'enfilais les paniers comme des perles. Aujourd'hui, la flamme s'est éteinte, je n'arrive plus à la rallumer, c'est comme ça...

novembre 2007, L'AB ? Jamais, je n'y retournerais, c'est ce que je t'avais dit. Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis...
1er mai 2008, 19h j'y suis retourné finalement, toi et moi, assis par terre dans la salle au début, c'était un moment intense, je pourrais pas l'expliquer. "faut connaître le goût du vinaigre, pour apprécier le miel" disait Médine, cette phrase est trop vrai. Toutes les tempêtes surmontées, toutes les vagues qui tentaient d'effacer notre histoire, inscrit sur le sable, on les a surmontées. Ce moment marque sans doute le début d'un sentiment renforcé. On est des survivants, à jamais ce jour sera gravé dans ma mémoire. De l'abri bus à la cité de l'amitier à l'ancienne Belgique, j'ai pris un billet pour un long voyage à tes côtés. Rien n'est facile, mais rome ne s'est pas faite en un jour, cet adage est valable aussi en amour.

"Cette place est réservé?".... J'avoue, j' ai eu du mal a capté la subtilité de l'humour du papa... ce concert, fût aussi génial que celui de kanye, te serrer dans mes bras, chanter et découvrir "Dan Kamit", ton regard, quand il a commencé "mon Afrique" m'a fait chaud au coeur, tu sais, j'aimerais tellement te faire découvrir la beautée de ce continent. La beautée de ses habitants. Son histoire. Tout ça loin de ces clichés véhiculés dans le journal télévisé. Ton sourire, ta vie, ta famille, ta culture, j'y adhère et je suis heureux de partager ça avec toi. Le ciel bleu de tes yeux, je veux toujours le voir comme ce soir là, tellement il illuminait mon c½ur. Que dire d'Amel Bent, je ne connaissais pas tout son repertoire, c'est spécial, le premier concert où je vais à la découverte et je ne suis pas déçu. Il y a quelques années, je t'avoue, la voir en concert, c'eût été une mission impossible. On évolue, la vie est faite de surprise et c'est ça qui fait son charme, ce que j'apprécie aussi. Bref les huit minutes avec Dj Belek resteront magique, même si toute la salle n'a pas adhéré au concept.

A travers, la bourse, la grand - place, la foule qui veillait ce 1er mai. ces terrasses bondées. ces personnes simples, souriantes, principale trait de Bruxelles, l'after fût aussi agréable. Il y a des soirs comme ça, l'imprévu est bienvenu, ça c'est de moi.
# Posté le dimanche 04 mai 2008 13:27
Modifié le lundi 12 mai 2008 23:06

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